À l’approche de l’interdiction d’importation des poulets de chair prévue pour janvier 2027, le gouvernement gabonais poursuit ses concertations avec les acteurs de la filière avicole. Le 9 octobre 2025, la ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Odette Polo épouse Pandzou, a reçu en audience les dirigeants du Groupe AVOS, nouveau propriétaire de la SMAG (Société Meunière et Avicole du Gabon).
Au cœur des échanges : la stratégie nationale d’autosuffisance en viande blanche, alors que le pays importe encore près de 60 000 tonnes de poulet par an.
Parmi les mesures annoncées :
- Le recensement des éleveurs et des producteurs de matières premières locales (maïs, soja) est en cours.
- Un groupe de travail dédié à la mise en œuvre de la politique d’interdiction est déjà opérationnel.
Le Groupe AVOS, pour sa part, a confirmé son engagement à accroître la capacité de production : jusqu’à 35 000 tonnes d’aliments pour bétail et 3,2 millions de poussins d’un jour par an.
Avec 35 % du capital détenu par l’État, la SMAG est désormais appelée à moderniser ses infrastructures, améliorer la qualité de ses produits et renforcer ses stocks pour répondre à la demande nationale croissante.
👁️ Le regard de Com d’Afrik
Cette dynamique s’inscrit dans une volonté claire de souveraineté alimentaire. Mais au-delà des chiffres, le véritable défi réside dans la structuration durable de la filière avicole. La réussite de cette transition dépendra de la capacité du gouvernement et des acteurs privés à créer un écosystème local performant : accès aux intrants, financement, formation des éleveurs et maîtrise des coûts de production.
Si la SMAG tient ses engagements, le Gabon pourrait amorcer une révolution agro-industrielle inédite et se positionner comme un modèle régional d’autonomie alimentaire. Cependant, la route vers l’autosuffisance reste exigeante et nécessite une synergie constante entre volonté politique et efficacité opérationnelle.