Les élections législatives et locales de 2025 ont tenu le Gabon en haleine du 27 septembre au 11 octobre, confirmant la montée en puissance du parti présidentiel, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), fondé sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Mais au-delà de ce succès, plusieurs membres du gouvernement ont subi des revers électoraux significatifs, posant la question de leur avenir politique et ministériel.
Parmi eux :
- Paul-Marie Gondjout, ministre de la Communication et des Médias, battu à Lambaréné par la candidate du PDG, Madeleine Rogombé Berre, avec 47,93 % des voix.
- Ludovic Megne Ndong, ministre de l’Habitat, défait dans le Haut-Ntem.
- Simplice Désiré Mamboula, ministre de l’Enseignement supérieur, et Adrien Nguema Mba, cadre du PDG, ont également été sanctionnés par les électeurs.
- Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre de l’Éducation nationale, devra rejouer son scrutin à Ntoum après annulation pour perturbations.
Ces défaites reflètent un désaveu populaire et une demande croissante de proximité, de résultats concrets et de cohérence dans l’action publique.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Au-delà des chiffres, ces résultats révèlent une volonté de renouvellement et un exigence de responsabilité démocratique de la part des citoyens.
Pour Com d’Afrik, le scrutin envoie un signal clair : la légitimité politique ne se décrète pas, elle se conquiert sur le terrain et dans les faits.
Le président Oligui Nguema devra désormais arbitrer entre stabilité gouvernementale et renouvellement des visages au sein de l’exécutif, un équilibre délicat pour maintenir la crédibilité de son mandat tout en répondant à la volonté populaire.
Ces élections mettent en lumière la maturité du corps électoral gabonais et son rôle actif dans la redevabilité des gouvernants.