Com d'Afrik

Vie chère au Gabon : La DGCCRF peine à faire respecter les prix plafonds

Malgré la publication régulière des mercuriales fixant les prix plafonds des produits de première nécessité — riz, huile, sucre, lait, etc. — leur respect reste largement théorique dans certains points de vente.

Les consommateurs dénoncent des écarts de prix parfois deux à trois fois supérieurs aux tarifs officiels, notamment dans les zones périphériques de Libreville ou en période de pénurie.
À l’intérieur du pays, la situation est encore plus préoccupante, les commerçants justifiant ces hausses par les taxes, coûts logistiques ou rareté des produits.

Si la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) mène régulièrement des opérations de contrôle et annonce des sanctions, celles-ci restent ponctuelles, insuffisamment dissuasives et peu coordonnées avec les forces de l’ordre.

Conséquence : la confiance des ménages s’érode, tandis que la vie chère continue de peser lourdement sur le quotidien des familles gabonaises.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

La situation montre que la régulation des prix ne peut se limiter à la publication de mercuriales.
Pour Com d’Afrik, il est crucial de mettre en place un dispositif de surveillance permanent, accompagné de sanctions réellement appliquées, d’une coordination efficace avec les forces de l’ordre et d’une communication transparente sur les prix encadrés.

Sans ces mesures, la mercuriale risque de rester un outil symbolique, déconnecté de la réalité des consommateurs, alors que la lutte contre la vie chère reste un enjeu central pour la stabilité sociale et économique du pays.

 

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