Au Sénégal, la grogne monte. Depuis plusieurs jours, les usagers de la Senelec dénoncent une hausse déguisée des prix de l’électricité, qu’ils jugent injustifiée et opaque.
Sur les réseaux sociaux comme dans la rue, la contestation s’organise : de nombreux consommateurs affirment que leurs factures ont connu une augmentation soudaine et inexpliquée, malgré les assurances des autorités qui parlent d’un simple « réajustement technique ».
Face à cette tension croissante, les associations de défense des droits des consommateurs appellent à plus de transparence dans le calcul des tarifs et exigent une communication claire de la Senelec sur la structure réelle des coûts.
🧐 Le regard de Com d’Afrik
Pour Com d’Afrik, cette crise révèle un malaise plus profond dans la gouvernance énergétique au Sénégal.
Alors que le pays ambitionne de devenir un hub énergétique régional, la question de la transparence tarifaire et de la confiance entre la Senelec et les citoyens reste centrale.
La perception d’une « hausse dissimulée » mine la crédibilité des réformes entreprises et pourrait fragiliser le contrat social autour de l’accès équitable à l’énergie, un enjeu clé dans un contexte de vie chère.
Ce mouvement citoyen témoigne également d’une nouvelle conscience sociale : les populations ne se contentent plus d’être spectatrices, mais revendiquent leur droit à la clarté et à la redevabilité publique.