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Dialogue institutionnel : le PNUD explore le rôle stratégique de la HAC dans le processus électoral gabonais

Ce mardi 7 octobre 2025, Rokya Ye-Dieng, représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a été reçue en audience par Germain Ngoyo Moussavou, président de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Cette rencontre avait pour objectif d’approfondir la compréhension du rôle joué par la HAC dans le suivi du processus électoral en cours au Gabon, notamment dans la régulation de la couverture médiatique du second tour des législatives et locales.

Au cœur des échanges : la garantie d’une information équitable, la transparence médiatique et la préservation de la pluralité des opinions dans un contexte politique marqué par une forte attente citoyenne.
La représentante du PNUD a salué le travail de la HAC en tant qu’organe de régulation essentiel à la consolidation de la démocratie et a réaffirmé la volonté de l’agence onusienne d’accompagner cette institution à travers un soutien technique et institutionnel.

De son côté, Germain Ngoyo Moussavou a exprimé plusieurs besoins prioritaires : la formation continue des journalistes, la révision du Code de la communication, ainsi que l’organisation d’un colloque sur la dépénalisation des délits de presse.
Des initiatives pour lesquelles le PNUD a manifesté une ouverture favorable, confirmant ainsi la perspective d’une coopération renforcée entre les deux structures.

🔍 Le regard de Com d’Afrik

Cette rencontre entre le PNUD et la HAC illustre une phase de consolidation démocratique cruciale pour le Gabon.
Au-delà du protocole institutionnel, elle révèle la reconnaissance par la communauté internationale du rôle déterminant que joue la presse nationale dans la transparence électorale.

Pour Com d’Afrik, cette coopération marque un tournant : elle pourrait contribuer à professionnaliser davantage le secteur médiatique gabonais, tout en le dotant des outils nécessaires pour garantir une information libre, responsable et équilibrée.
La révision du Code de la communication et la réflexion sur la dépénalisation des délits de presse sont deux chantiers majeurs qui traduisent une volonté d’adaptation aux standards internationaux de la liberté d’expression.

Ce partenariat, s’il se concrétise, pourrait renforcer la crédibilité des médias gabonais et repositionner la HAC comme un acteur clé de la gouvernance démocratique, au croisement du droit, de la transparence et du développement.

 

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