À quelques jours du second tour des législatives à Mayumba, la situation connaît un nouveau rebondissement. Contrairement aux informations ayant circulé plus tôt dans la semaine, Tatiana Bouyou, candidate de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), reste bel et bien engagée dans la course électorale face à Angélique Ngoma, Secrétaire générale du Parti Démocratique Gabonais (PDG).
Des sources proches de l’UDB confirment qu’aucune décision officielle de désistement n’a été validée par la direction du parti. Une confusion entretenue par des annonces contradictoires, rapidement démenties, qui laissent entrevoir des divergences internes ou des interprétations hâtives.
Sur le plan juridique, la loi électorale est pourtant claire. L’article 80 alinéa 3 du Code électoral stipule qu’« aucun candidat n’est autorisé à se retirer après le dépôt de la déclaration de candidature ». Autrement dit, tout désistement est nul une fois la candidature validée par le ministère de l’Intérieur, via la CNOCER (Commission Nationale chargée de l’Organisation des Élections et du Référendum).
Ainsi, le duel entre les deux figures féminines aura bien lieu ce samedi 11 octobre, dans un climat politique désormais sous haute attention.
🔍 Le regard de Com d’Afrik
Au-delà du simple enjeu local, cette séquence électorale illustre la fragilité du jeu politique gabonais et la jeunesse du pluralisme partisan post-transition.
L’affaire Bouyou révèle un double constat : d’une part, la nécessité pour les partis émergents comme l’UDB de mieux structurer leur communication politique, et d’autre part, l’importance d’une lecture rigoureuse des textes pour éviter tout flottement institutionnel.
Sur le terrain, ce rebondissement pourrait influencer la perception des électeurs, certains y voyant une preuve de détermination, d’autres une perte de clarté dans les positions politiques.
Mais une chose est sûre : à Mayumba, les électeurs auront le dernier mot, et ce scrutin s’annonce comme un test symbolique pour mesurer la maturité démocratique des nouveaux acteurs politiques gabonais.