Com d'Afrik

Ressources minières : vers une raffinerie nationale et une surveillance renforcée de l’exploitation aurifère

Le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a réuni, le 8 octobre 2025, au Palais du Bord de Mer, les principaux acteurs du secteur aurifère afin d’évaluer les défis et d’établir une feuille de route pour une meilleure gouvernance du domaine minier.

Cette rencontre s’inscrit dans une série de concertations stratégiques engagées par le Chef de l’État avec les opérateurs économiques, dans le but d’assainir et de structurer une filière longtemps fragilisée par l’orpaillage illégal et l’opacité des transactions.

Souhaitant garantir une gestion transparente et équitable des richesses minières, le Président a réaffirmé la volonté du gouvernement d’intégrer les recettes issues de l’exploitation de l’or au budget national, afin d’assurer une redistribution équitable des bénéfices à l’ensemble du peuple gabonais.

Face aux pertes économiques et aux atteintes environnementales causées par les pratiques illicites, le Chef de l’État a instruit le renforcement du cadre réglementaire et la mise en œuvre d’outils technologiques modernes pour la surveillance du territoire, notamment un système de suivi satellitaire.
Il a également évoqué la création d’une raffinerie nationale, le retrait des permis non conformes, et la fin progressive de l’exploitation artisanale au profit d’un modèle industriel plus contrôlé et durable.

D’après la BEAC, le secteur aurifère a connu en 2024 une croissance spectaculaire, avec 68,1 milliards de francs CFA de ventes, soit une hausse de 183 % par rapport à 2023.

🔍 Le regard de Com d’Afrik

L’initiative présidentielle marque une étape décisive vers la souveraineté économique dans la gestion des ressources naturelles du Gabon.
Si la volonté politique est manifeste, sa concrétisation exigera une coordination efficace entre institutions, opérateurs et communautés locales.
La mise en place d’une raffinerie nationale pourrait transformer le Gabon en un acteur majeur de la chaîne de valeur aurifère régionale, mais elle impose aussi des exigences techniques, financières et environnementales considérables.
Le succès de cette réforme dépendra donc de la transparence des partenariats, de la formation d’une main-d’œuvre qualifiée et d’un contrôle permanent pour éviter que la corruption et les dérives du passé ne refassent surface.

 

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