En déplacement à Saint-Domingue (République dominicaine), le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, a pris part le 3 octobre 2025 à la 3ᵉ session de l’Alliance sur l’innovation et l’entrepreneuriat numérique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).
Lors de son intervention, le ministre a présenté la feuille de route du Gabon numérique, fondée sur l’ordonnance relative à la digitalisation. Ce texte impose aux administrations publiques de moderniser leurs services, de s’interconnecter et d’intégrer les entreprises nationales dans la transformation digitale, dans le but d’ancrer la souveraineté numérique du pays.
Mark Alexandre Doumba a insisté sur la nécessité de faire émerger des champions nationaux du numérique, rappelant que cette ambition repose avant tout sur une volonté politique forte et sur un soutien concret aux start-up et entreprises locales.
Le ministre a également plaidé pour que le Gabon devienne un laboratoire d’innovation, un véritable terrain d’expérimentation pour les acteurs internationaux souhaitant investir dans la transformation digitale du continent.
L’Alliance de l’UIT soutient déjà cette dynamique à travers des centres d’innovation, dont celui du Centre gabonais de l’innovation, qui accompagne les entrepreneurs via des programmes de formation, de financement et de renforcement de capacités.
📰 Le regard de Com d’Afrik
L’intervention de Mark Alexandre Doumba illustre la montée en puissance du discours sur la souveraineté numérique en Afrique, et la volonté du Gabon de ne plus être simple consommateur de technologies, mais acteur de sa propre transformation digitale.
Derrière cet appel à la création de “champions nationaux” se dessine un enjeu économique et stratégique majeur : garantir la maîtrise des données, développer un écosystème d’innovation endogène et réduire la dépendance technologique vis-à-vis de l’extérieur.
Cependant, la réussite de cette vision dépendra de la capacité du gouvernement à créer un cadre incitatif, à stimuler l’investissement local et à favoriser l’inclusion numérique. Si cette synergie entre secteur public et privé est concrétisée, le Gabon pourrait se positionner comme l’un des pôles d’innovation les plus dynamiques de la sous-région.