La vague de mécontentement populaire continue de se propager à Madagascar.
Le 2 octobre, plusieurs milliers de citoyens ont manifesté à Antsiranana, Toliara et Mahajanga, réclamant ouvertement la démission du président Andry Rajoelina.
Si le mouvement avait initialement pour origine l’exaspération liée aux pénuries d’eau et d’électricité, il prend désormais une dimension plus politique et nationale. À Antananarivo, toutefois, le collectif Gen Z, à l’origine des premières mobilisations, a choisi de ne pas appeler à une nouvelle manifestation.
Le regard de Com d’Afrik
Ces manifestations traduisent une crise de confiance profonde entre une partie de la population et le pouvoir en place. Ce qui avait commencé comme une contestation sociale face à la dégradation des services publics est en train de se transformer en revendication politique majeure, révélant un malaise beaucoup plus vaste.
L’absence de mobilisation à Antananarivo n’atténue pas la portée du mouvement : au contraire, voir les villes de province se lever traduit une décentralisation de la colère, signe que le malaise touche toutes les strates de la société malgache.
Le défi pour le régime Rajoelina est désormais double : répondre aux urgences sociales tout en évitant que cette contestation diffuse ne se structure en une force politique capable de déstabiliser son pouvoir.