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Côte d’Ivoire : Deux responsables du PPA-CI placés en détention pour “appel à l’insurrection”

En Côte d’Ivoire, la tension politique s’accentue à l’approche de la présidentielle du 25 octobre. Deux cadres du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation de l’ancien président Laurent Gbagbo, ont été inculpés et incarcérés mardi 30 septembre.

Les deux responsables concernés, Blaise Lasm et Nestor Dahi, secrétaires généraux adjoints du parti, sont poursuivis pour “appel à l’insurrection, atteinte à la sûreté de l’État et trouble à l’ordre public”.

Le PPA-CI dénonce une dérive autoritaire et qualifie ces arrestations d’“atteinte aux libertés individuelles et au droit d’expression politique”.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Cette affaire illustre la crispation politique croissante en Côte d’Ivoire, à moins d’un mois d’un scrutin présidentiel déjà controversé. Le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo et les critiques visant celle d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat constituent un terreau de contestations.

L’inculpation de deux cadres du PPA-CI soulève une double lecture : d’un côté, les autorités affirment vouloir préserver l’ordre public face à des discours jugés dangereux, de l’autre, l’opposition y voit une stratégie d’affaiblissement des forces adverses à travers l’outil judiciaire.

Cette situation interroge sur l’équilibre fragile entre sécurité nationale et respect des libertés démocratiques. À quelques semaines d’un scrutin crucial, chaque geste politique est lourd de conséquences. L’enjeu est clair : garantir une élection crédible, transparente et apaisée dans un climat où la confiance des citoyens envers les institutions reste fragile.

 

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