Libreville, 27 septembre 2025 – Tandis que les projecteurs étaient braqués sur les élections législatives et locales, un accident maritime d’une gravité inquiétante est survenu discrètement au large de la rive gauche de la capitale, entre Atondi-Simba, Bissobilame et Matek Mavi (département du Komo Océan).
Un bateau de 7,5 mètres, transportant une dizaine de passagers dépourvus de gilets de sauvetage, a chaviré sous l’effet des vagues générées par un navire plus imposant, lancé à grande vitesse. Le drame aurait pu être fatal sans l’intervention décisive d’un troisième bateau, le Triton, qui a réussi à secourir in extremis les naufragés en lutte contre les eaux agitées.
Silence troublant des autorités
Aucune communication officielle n’a été faite par les instances compétentes : ni enquête annoncée, ni communiqué, ni réaction publique. Ce mutisme surprend d’autant plus que les passagers naufragés se rendaient aux bureaux de vote. Des témoins évoquent une infraction claire aux règles de navigation et demandent que des responsabilités soient établies.
Le regard de Com d’Afrik
Ce drame, passé presque sous silence, soulève des interrogations plus profondes. Comment, en 2025, peut-on encore tolérer le transport de passagers sans gilets de sauvetage ? Pourquoi les autorités n’ont-elles pas réagi face à un accident aussi grave, en pleine période électorale ?
Au-delà de l’émotion, cet incident révèle la fragilité de la sécurité maritime au Gabon, particulièrement dans les zones rurales où les populations dépendent de ces traversées pour exercer leurs droits citoyens. Le courage des pilotes du Triton mérite d’être reconnu, mais il ne peut masquer les lacunes structurelles qui persistent. L’absence de réaction officielle renforce un sentiment d’abandon et interroge sur la transparence des institutions.
À l’approche du second tour du 11 octobre, il devient urgent que des mesures concrètes soient mises en place pour prévenir de nouveaux drames et restaurer la confiance des citoyens.
👉 La vigilance des autorités et la responsabilisation des acteurs maritimes sont désormais essentielles.