À Tchibanga, dans la province de la Nyanga, un ranch bovin est en train de transformer les habitudes alimentaires. Pour la première fois, des restaurants et supermarchés de Libreville proposent du bœuf 100 % gabonais.
Dans un pays où la viande importée dominait jusque-là le marché, cette initiative est perçue comme une petite révolution. Elle s’inscrit dans le sillage du mouvement #Consogab, qui encourage les citoyens à consommer local et à valoriser la production nationale.
Le gouvernement de Brice Oligui Nguema accompagne cette dynamique en soutenant les petites exploitations agricoles par des prêts à faible taux, signe d’une volonté politique de tendre vers l’autosuffisance alimentaire.
👉 L’enjeu est clair : réduire la dépendance extérieure et inscrire le Gabon dans une logique durable de souveraineté alimentaire. La production reste encore modeste, mais l’appétit des restaurateurs et des consommateurs laisse entrevoir un marché en pleine expansion.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Le cas du bœuf gabonais illustre une tendance continentale : l’Afrique cherche à mieux maîtriser ses chaînes d’approvisionnement et à rompre avec la dépendance alimentaire. Si cette expérience réussit, elle pourrait devenir un modèle reproductible pour d’autres filières agricoles (volaille, poisson, produits maraîchers).
Au-delà de l’alimentation, c’est aussi une question de souveraineté économique et de confiance nationale. Valoriser le produit local, c’est soutenir les producteurs, créer des emplois et renforcer la résilience du pays face aux crises mondiales.
Mais le défi reste de passer à l’échelle industrielle : infrastructures, logistique, normes sanitaires et compétitivité face aux importations. C’est à ce prix que le Gabon pourra transformer cette initiative locale en révolution agroalimentaire nationale.