Le gouverneur de Mopti, Général Daouda Dembélé, a confirmé une chute drastique des stocks d’essence et de gasoil dans les stations et chez les distributeurs agréés.
Selon les autorités, cette situation découle d’un blocus imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) sur les camions de carburant, dans ce qui est décrit comme une manœuvre délibérée de déstabilisation du pays.
La crise ne se limite plus à Mopti : elle touche désormais Kayes et Sikasso, où les habitants dénoncent une envolée des prix, aggravant les difficultés économiques locales.
📌 Le regard de Com d’Afrik
Cette pénurie révèle la vulnérabilité stratégique du Mali, dont la stabilité repose sur des axes logistiques fragiles, facilement ciblés par les groupes armés. Le carburant, ressource vitale pour l’économie, les transports et la sécurité, devient un outil de pression majeur dans la guerre asymétrique menée par le JNIM.
Au-delà de la crise immédiate, la question centrale est celle de la résilience de l’État malien : comment sécuriser durablement ses approvisionnements pour éviter que l’économie et la population ne deviennent les premières victimes de cette stratégie de blocus ?