Le ministre de l’Administration du territoire, Ibrahima Kalil Condé, a annoncé les résultats globaux provisoires du référendum constitutionnel du 21 septembre :
✅ 89 % de suffrages pour le « Oui »
✅ 86 % de participation
Les meilleurs scores sont enregistrés en Haute-Guinée (jusqu’à 96 %), région d’origine du président de transition Mamadi Doumbouya. À Conakry, capitale et bastion de l’opposition, le « Oui » recueille 74 %.
👉 Ces résultats doivent encore être validés par la Cour suprême.
Du côté du gouvernement, le Premier ministre Bah Oury salue un « mandat de confiance » du peuple, tandis que l’opposant Cellou Dalein Diallo et ses alliés dénoncent une « mascarade » et rejettent fermement le processus.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ce scrutin, présenté comme un jalon majeur vers la refondation institutionnelle, illustre surtout les fractures profondes qui traversent la Guinée. Si les autorités revendiquent une forte mobilisation populaire, l’opposition conteste à la fois la légitimité du processus et les conditions dans lesquelles il s’est déroulé : suspension de partis, restrictions d’Internet, exil ou détention de figures politiques.
Le résultat traduit moins un consensus national qu’une asymétrie politique où les voix discordantes ont été marginalisées. Reste à savoir si cette nouvelle Constitution constituera un véritable socle de stabilité ou si elle renforcera, au contraire, les tensions déjà vives entre institutions de transition et forces d’opposition.