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 Législatives et locales 2025 : comment fonctionne le vote par procuration au Gabon ?

Les Gabonais sont attendus aux urnes les 27 septembre et 11 octobre 2025 pour désigner leurs représentants à l’Assemblée nationale et au sein des conseils locaux. Un scrutin décisif, présenté comme un moment charnière de la refonte institutionnelle, et pour lequel le chef de l’État a appelé à une large mobilisation citoyenne.

👉 Mais que se passe-t-il lorsqu’un électeur ne peut pas se rendre dans son bureau de vote ? La loi prévoit un dispositif : le vote par procuration.

🔹 Comment ça marche ?
Un électeur empêché peut désigner un mandataire, qui votera en son nom. Le formulaire de procuration est délivré uniquement par les commissions électorales locales ou consulaires.

  • La procuration doit être accompagnée des pièces d’identité et cartes d’électeurs du mandant et du mandataire.
  • Le mandataire doit être inscrit dans la même commune ou département que le mandant et ne peut détenir qu’un seul mandat.

🔹 Qui peut en bénéficier ?

  • Les personnes éloignées pour raisons professionnelles, familiales ou officielles,
  • Les malades, femmes enceintes et personnes vivant avec un handicap,
  • Les détenus en préventive ou purgeant une peine sans incapacité électorale.

Le jour du scrutin, le mandataire se présente au bureau de vote avec la procuration et les cartes d’électeurs nécessaires, signe la liste d’émargement et dépose le bulletin du mandant.

📌 Le regard de Com d’Afrik

Le recours à la procuration est un instrument essentiel pour garantir l’inclusivité du processus démocratique. Il permet à ceux qui, pour des raisons indépendantes de leur volonté, ne peuvent se déplacer, de participer malgré tout à la vie politique nationale.

Cependant, ce mécanisme soulève deux enjeux majeurs :
1️⃣ La transparence et la fiabilité : dans un contexte où la confiance dans les institutions électorales est fragile, la gestion rigoureuse des procurations est déterminante pour éviter toute contestation.
2️⃣ La sensibilisation citoyenne : beaucoup d’électeurs ignorent encore l’existence ou les modalités précises de ce dispositif. Un effort de communication claire et accessible est donc indispensable pour garantir que ce droit soit pleinement exercé.

À l’approche d’un scrutin à forte charge politique, la capacité des institutions à encadrer efficacement ce processus constituera un test de crédibilité pour la démocratie gabonaise.

 

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