Le 15 septembre, l’Assemblée nationale tchadienne a adopté une réforme constitutionnelle majeure :
- Le mandat présidentiel passe de cinq à sept ans, désormais renouvelable sans limite.
- Le mandat des députés est porté à six ans.
- La réforme crée également le poste de vice-Premier ministre.
Cette refonte des institutions, soutenue par la majorité parlementaire, intervient dans un contexte de transition post-crise sous la présidence de Mahamat Idriss Déby Itno, et suscite de vives critiques de l’opposition, qui y voit un renforcement du pouvoir exécutif au détriment de l’équilibre démocratique.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette réforme illustre une tendance fréquente dans les transitions politiques africaines : l’allongement des mandats et la concentration du pouvoir. Si la majorité défend ces mesures comme un moyen de stabiliser le pays, elles posent un défi démocratique en limitant le renouvellement du leadership et en fragilisant le rôle de l’opposition.
Pour le Tchad, l’enjeu est clair : réussir la transition nécessite à la fois stabilité institutionnelle et inclusion politique. Sans mécanismes transparents de contrôle et de participation, cette réforme risque d’accentuer les tensions et de susciter des contestations populaires.
En résumé, cette décision place le Tchad à un carrefour délicat, entre consolidation du pouvoir et respect des principes démocratiques fondamentaux.