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Camélia Ntoutoume : « Quand on est respectueux d’un chef d’État, on n’utilise pas son nom dans tout »

Samedi 13 septembre, devant ses partisans à Ntoum, la ministre de l’Éducation nationale et candidate du Parti démocratique gabonais (PDG), Camélia Ntoutoume Leclercq, a lancé un message clair : recentrer le débat électoral sur le terrain, et non sur les réseaux sociaux.
Face à ceux qu’elle qualifie de « politicards des réseaux sociaux », elle a rappelé le rôle du PDG dans la victoire du président Brice Clotaire Oligui Nguema, tout en appelant ses militants à la discipline politique : « Quand on est respectueux d’un chef d’État, on ne peut pas utiliser son nom dans tout et tout. On protège un chef. »

Elle a exhorté son camp à laisser le président en dehors de la bataille des législatives, rappelant que « le chef de l’État a déjà été élu pour sept ans » et que chaque formation doit désormais faire ses preuves auprès des électeurs.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Cette sortie traduit une double stratégie. D’un côté, Camélia Ntoutoume Leclercq cherche à repositionner le PDG comme un acteur central mais discipliné de la majorité présidentielle, rappelant l’importance des structures locales et de la mobilisation sur le terrain. De l’autre, elle adresse un avertissement implicite aux alliés et adversaires qui instrumentalisent la figure du chef de l’État à des fins électoralistes.
Dans un paysage politique marqué par la compétition entre anciens alliés, ce discours révèle une volonté de redonner de la clarté au jeu électoral : distinguer la légitimité présidentielle, déjà acquise, de la légitimité parlementaire, qui doit encore être conquise. Une nuance essentielle dans la consolidation du bloc politique autour d’Oligui Nguema.

 

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