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Gabon : UDB-PDG, une « escroquerie morale » selon l’analyste Romuald Assogho Obiang

Dans une analyse publiée le 13 septembre, Romuald Assogho Obiang, enseignant-chercheur à l’Université Omar Bongo, a vivement critiqué la proximité entre l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) et le Parti démocratique gabonais (PDG).
Pour lui, vouloir dissocier artificiellement ces deux formations revient à tromper les Gabonais : « Toute velléité de les dissocier (…) est assimilable à une escroquerie morale », affirme-t-il.

Selon l’analyste, l’actuel président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, constitue le véritable dénominateur commun des deux partis, qu’il qualifie de formations partageant un patrimoine « génétique, spirituel et culturel ». Une lecture qui s’oppose frontalement à la position du secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, qui assure que le chef de l’État n’a fondé qu’un seul parti : l’UDB.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Cette sortie d’Assogho Obiang met en lumière un point sensible : la difficulté pour l’UDB d’apparaître comme une réelle alternative politique, distincte d’un PDG que de nombreux électeurs associent encore au passé. Dans un contexte où les citoyens réclament une rupture nette avec l’ancien système, la confusion entre les deux formations risque d’alimenter le scepticisme et d’affaiblir leur crédibilité.
Le débat révèle surtout un enjeu central pour les législatives : les Gabonais ne se contenteront pas d’un simple recyclage politique. Ils attendent une offre claire, lisible, et porteuse de changements concrets. À défaut, les alliances et les discours risquent de se heurter à une opinion publique de plus en plus exigeante et critique.

 

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