Alors que certains pensaient l’échéance déjà pliée, le département de Ndolou sera finalement le théâtre d’une compétition électorale de haut niveau.
Initialement perçu comme favori incontesté sur la base des listes publiées en août, Jean-François Ndongou, président de l’Assemblée nationale de transition et candidat du PDG, devra désormais composer avec trois challengers : Maryse Mariam Matsanga (UDB), René Mouboumbi (FDS) et Ntsaou Moubikou (7MP).
Cette rectification institutionnelle rebat les cartes d’un scrutin que beaucoup imaginaient acquis d’avance. En s’appuyant sur son expérience et son poids politique, Ndongou reste un adversaire redoutable. Mais face à lui, la sénatrice sortante Maryse Mariam Matsanga, désormais sous la bannière de l’UDB, entend capitaliser sur son ancrage local et son expérience électorale. Un duel qui s’annonce particulièrement serré, auquel s’ajoute la dynamique incertaine des deux outsiders.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Au-delà du duel entre Ndongou et Matsanga, cette bataille illustre une réalité politique plus profonde : le jeu électoral gabonais reste mouvant et sujet aux réajustements institutionnels. L’entrée en scène de l’UDB, avec une figure féminine au parcours affirmé, redonne du relief au scrutin et interroge sur l’influence des partis émergents face aux mastodontes traditionnels.
Le cas de Ndolou montre que rien n’est définitivement écrit dans le paysage politique gabonais. Les alliances, les ancrages locaux et la capacité à mobiliser sur le terrain pèseront davantage que les simples statuts ou fonctions. En somme, ces législatives marquent le retour d’une vraie compétition, avec des électeurs appelés à arbitrer entre expérience, nouveauté et proximité.