Le casting des candidats pour le scrutin du 25 octobre était très attendu. Le verdict est désormais connu et, sur le fond, peu surprenant :
❌ Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam sont absents des listes électorales.
- Gbagbo, en raison d’une condamnation judiciaire datant de 2018,
- Thiam, pour un problème de nationalité.
Les deux hommes, alliés au sein d’un « front commun », savaient que leur participation était compromise, mais n’ont jamais activé de plan B au sein de leurs partis respectifs.
Le président sortant Alassane Ouattara, candidat à un quatrième mandat, sera donc confronté à quatre concurrents, tous déjà connus du public mais loin d’incarner des figures de premier plan.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette configuration électorale souligne plusieurs points :
- La continuité politique : la scène reste dominée par les acteurs déjà installés, avec peu de renouvellement visible.
- Les enjeux de légitimité : l’absence de figures majeures de l’opposition pourrait affecter la perception de la compétition démocratique par les citoyens et la communauté internationale.
- La stratégie des partis : l’échec à anticiper un plan B illustre la rigidité organisationnelle de certains acteurs politiques face à des décisions judiciaires et administratives.
En résumé, la présidentielle se profile comme un scrutin connu dans ses grands équilibres, mais dont les défis de représentativité et de renouvellement restent à observer.