Réuni le 8 septembre 2025 au Palais du Bord de Mer, le Conseil des ministres, présidé par Brice Clotaire Oligui Nguema, a adopté plusieurs mesures phares de la loi de finances. Parmi elles :
➡️ L’entrée en vigueur de la taxe d’habitation,
➡️ La mise en application des taxes municipales et communales.
🎯 Objectif : renforcer les ressources locales et instaurer une meilleure justice fiscale.
La taxe d’habitation sera calculée sur des bases simplifiées et modulables, prenant en compte les revenus des contribuables pour éviter toute iniquité.
📌 Les recettes générées financeront directement les services de proximité : eau, voirie, assainissement, gestion des déchets, sécurité, éclairage public, culture et loisirs.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette réforme marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de rationaliser les finances publiques et de rapprocher la fiscalité des besoins réels des citoyens. En théorie, elle devrait permettre :
- Une meilleure redistribution au bénéfice des populations locales,
- Le renforcement de l’autonomie financière des collectivités,
- Une marge budgétaire accrue pour l’investissement et la création d’emplois.
Cependant, deux conditions seront déterminantes pour son succès :
1️⃣ La transparence dans la gestion et l’affectation des recettes, afin de regagner la confiance des contribuables, souvent sceptiques vis-à-vis de la fiscalité locale.
2️⃣ La rigueur dans le suivi et le contrôle, pour éviter que ces ressources ne se diluent dans les défaillances administratives.
En clair, la taxe d’habitation pourrait devenir un véritable levier de développement local, si elle s’accompagne d’une gouvernance exemplaire.