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 Taux de croissance à 8 % en 2026 : Henri-Claude Oyima défie le FMI, la BAD et la Banque mondiale

Alors que le FMI, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale prévoient une croissance modérée pour le Gabon en 2026 (entre 2 et 3 %), le ministère de l’Économie et des Finances affiche une projection audacieuse : 7,9 %.

Selon Henri-Claude Oyima, cette dynamique serait portée par le secteur hors pétrole (+9,2 %), un budget d’investissement inédit et la mise en œuvre de projets structurants. Le budget d’investissement passerait ainsi de 500 milliards en 2024 à 3 321,5 milliards FCFA en 2026, tandis que les recettes hors pétrole sont estimées à 2 802,2 milliards FCFA, surpassant largement les recettes pétrolières (1 525 milliards FCFA).

🔎 Le regard de Com d’Afrik

Cette projection reflète une ambition nationale forte : redéfinir le Gabon comme un pays moins dépendant du pétrole et plus axé sur des secteurs structurants. Mais l’écart entre ces chiffres et les prévisions des institutions internationales pose une question cruciale : les hypothèses sont-elles réalistes ou trop optimistes ?
Si la réussite des projets d’investissement et la croissance hors pétrole se concrétisent, le Gabon pourrait dépasser les attentes. En revanche, tout retard ou surcoût dans la mise en œuvre pourrait révéler un décalage entre ambition et réalité économique. Cette situation met en lumière l’importance de la gestion rigoureuse des projets structurants et de la surveillance macroéconomique pour atteindre des performances aussi ambitieuses.

 

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