La Cour constitutionnelle a invalidé, ce 9 septembre 2025, la candidature de Jean Remy Yama aux législatives dans la province de l’Ogooué-Lolo, département de Mulundu. Les raisons précises de cette décision n’ont pas encore été communiquées, suscitant interrogations et incompréhension parmi ses partisans.
Toutefois, l’ancien syndicaliste et actuel président du Parti National pour le Travail et le Progrès (PNTP) reste en lice pour les élections locales, après validation de sa liste par le tribunal administratif de Koulamoutou. Un enjeu stratégique, puisque ce scrutin indirect permet d’élire les maires, présidents d’assemblées départementales et sénateurs.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
L’invalidation de la candidature de Jean Remy Yama aux législatives illustre la complexité des rapports entre institutions et figures politiques issues de la transition. Son maintien aux locales lui offre néanmoins une planche de salut pour préserver son influence.
Cette situation soulève deux questions majeures : d’une part, la transparence et la cohérence des décisions institutionnelles dans un contexte électoral déjà tendu ; d’autre part, l’avenir politique de Jean Remy Yama, qui oscille entre marginalisation et résilience.
Ancien opposant farouche du régime déchu, devenu allié des militaires durant la transition, Yama incarne les ambiguïtés d’une scène politique en recomposition. Sa capacité à tirer profit de ce nouveau cadre électoral déterminera non seulement son avenir, mais aussi celui de son parti, le PNTP.