À l’approche des scrutins législatifs et locaux, l’Autorité pour la protection des données personnelles et de la vie privée (APDPVP) a remis, ce 10 septembre, des récépissés de déclaration d’utilisation des données aux représentants de plusieurs partis politiques.
Cette mesure, fondée sur la loi n°025/2023 du 12 juillet 2023, vise à réguler la collecte et l’exploitation des informations des électeurs. Les données ne pourront être utilisées qu’à des fins électorales et devront être restituées une fois la campagne terminée.
Le président de l’APDPVP, Joël Dominique Ledaga, a rappelé que ces récépissés sont désormais une condition préalable pour tout parti politique souhaitant utiliser des données personnelles. En cas de non-respect, la loi prévoit des sanctions allant jusqu’à 2 millions de FCFA.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette initiative s’inscrit dans une tendance mondiale : la protection des données personnelles devient un pilier de la vie démocratique. En Afrique, où les campagnes électorales sont souvent marquées par une utilisation non contrôlée des fichiers d’électeurs, l’encadrement juridique de ces pratiques constitue une avancée majeure.
Mais elle soulève aussi une interrogation : les partis politiques, habitués à des méthodes parfois opaques, sauront-ils respecter ce nouveau cadre ? La réussite de cette réforme dépendra autant de la rigueur des autorités que de la volonté des acteurs politiques à jouer le jeu de la transparence. À terme, ce dispositif pourrait renforcer la confiance entre électeurs et institutions, condition indispensable pour crédibiliser les scrutins de 2025.