La campagne officielle pour l’élection présidentielle a débuté en Côte d’Ivoire. À 83 ans, le président sortant Alassane Ouattara brigue un quatrième mandat consécutif, dans un contexte marqué par l’exclusion de deux figures majeures de l’opposition : Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, dont les candidatures ont été définitivement rejetées par le Conseil constitutionnel.
Si quatre autres candidats sont en lice, parmi lesquels Simone Ehivet Gbagbo et Jean-Louis Billon, l’opposition reste divisée et peine à présenter une candidature unique capable de rivaliser avec Ouattara. Le système de parrainage, qui a déjà écarté plusieurs prétendants, contribue à réduire le champ politique.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ce scrutin s’annonce comme un moment charnière pour la démocratie ivoirienne. L’absence des principaux leaders d’opposition renforce l’image d’un processus électoral déséquilibré, où le président sortant part avec une avance considérable. Cette configuration pose plusieurs questions : la présidentielle de 2025 sera-t-elle une véritable compétition ou un plébiscite ?
Si Alassane Ouattara venait à l’emporter dès le premier tour, comme en 2020, cela accentuerait les critiques sur la vitalité démocratique du pays. Mais le véritable enjeu réside ailleurs : la capacité de l’opposition à se réorganiser et à incarner une alternative crédible dans les années à venir. Car au-delà de l’échéance immédiate, c’est la question de la relève politique et du renouvellement générationnel qui reste posée en Côte d’Ivoire.