Lors du Conseil des ministres du 8 septembre 2025, présidé par le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema, l’exécutif a annoncé des prévisions budgétaires ambitieuses pour 2026 : 4 327,2 milliards de FCFA de recettes brutes, un niveau record porté par la fiscalité intérieure, les revenus pétroliers et la modernisation de l’administration publique.
Le communiqué final, lu par la porte-parole du gouvernement Laurence Ndong, précise que ces prévisions traduisent « l’ambition claire de renforcer la souveraineté économique du pays et de soutenir le financement des priorités de la Ve République ».
Une mobilisation record des ressources
Les projections détaillent :
-
1 525 milliards FCFA de recettes pétrolières
-
1 541,4 milliards FCFA de recettes fiscales intérieures
-
707,3 milliards FCFA de recettes douanières
-
133,7 milliards FCFA de dividendes des participations de l’État
-
419,8 milliards FCFA des administrations sectorielles
Après déductions, les recettes nettes devraient s’élever à 3 664,1 milliards FCFA, offrant une marge de manœuvre budgétaire notable.
Discipline fiscale et élargissement de l’assiette
Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement mise sur la digitalisation de l’administration fiscale, la fin des exonérations abusives, la rationalisation des subventions et le versement obligatoire des dividendes des participations publiques.
De nouvelles contributions, comme la « Contribution à l’amélioration du cadre de vie », viendront élargir l’assiette fiscale, accompagnées d’une révision de la Contribution foncière unique.
Le regard de Com d’Afrik
Si ces prévisions témoignent d’une volonté affichée de rigueur et de discipline, elles posent aussi un double défi : celui de la réalité de la mobilisation des recettes dans un contexte économique incertain, et celui de la répartition équitable de ces ressources.
La confiance des citoyens ne se mesurera pas seulement au volume des recettes collectées, mais à leur impact concret sur le quotidien : infrastructures, santé, éducation, emploi. Autrement dit, le véritable test de cette ambition budgétaire sera sa traduction en politiques publiques tangibles.
Le cap est fixé. Reste à voir si la promesse de transformation économique se concrétisera dans les faits, au-delà des chiffres et des discours.