Le 2 septembre 2025, le Directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), le Général de Division Eric Tristan Franck Moussavou, a reçu les représentants de l’Association des Opérateurs Aériens (AOC) exerçant au Gabon.
Au cœur des échanges : l’application de la redevance sûreté passager (N7), facturée par Westminster Group depuis le 1er juin 2025. Cette taxe, qui représentait une augmentation de 157 % des redevances de sûreté aéroportuaire, avait suscité une vive contestation au niveau international, notamment de la part de l’Association internationale du transport aérien (IATA).
Face aux pressions et aux préoccupations exprimées, le DG de l’ANAC a annoncé avoir sollicité les plus hautes autorités pour suspendre cette redevance. Dans l’attente d’un communiqué officiel, les compagnies aériennes ont été invitées à ne pas régler les factures correspondantes.
Le regard de Com d’Afrik
La suspension de cette taxe illustre les tensions persistantes entre impératifs financiers des autorités aéroportuaires et viabilité économique des compagnies aériennes. L’intervention de l’IATA rappelle qu’aucune réforme majeure dans le transport aérien ne peut se faire sans transparence ni concertation préalable avec les acteurs concernés.
Cette affaire met également en lumière un enjeu de gouvernance : comment concilier la nécessité de financer la sûreté aéroportuaire avec la compétitivité des hubs africains, déjà confrontés à des coûts d’exploitation élevés ? Pour le Gabon, cette décision constitue un rappel que l’attractivité du secteur aérien repose sur l’équilibre entre sécurité, accessibilité et dialogue avec les opérateurs.