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Transformation du manganèse : Tous les indicateurs au rouge en 2024

Alors que les autorités gabonaises visent la transformation locale de 100 % de la production nationale de manganèse d’ici 2029, le chemin apparaît semé d’embûches.

👉 Le principal défi reste logistique et industriel : disposer des infrastructures nécessaires pour traiter les millions de tonnes produites chaque année et garantir leur écoulement sur les marchés internationaux.

📉 Des chiffres en net recul

Selon les données du ministère de l’Économie, la filière a subi un sérieux coup d’arrêt en 2024 :

  • La production totale a chuté de 25,8 %, tombant à 28 981 tonnes.
  • Le silico manganèse enregistre une baisse de 28,9 %.
  • L’oxyde de manganèse recule de 3,0 %.
  • Sur le plan commercial, les ventes se contractent de 15,8 %.
  • Le chiffre d’affaires plonge de 13,1 %, atteignant 17,9 milliards FCFA contre 20,6 milliards FCFA en 2023.

🌍 Contexte international défavorable

Si la normalisation de l’approvisionnement en électricité a permis de stabiliser l’outil industriel, la morosité du marché mondial du manganèse a fortement pesé sur la compétitivité et la rentabilité des usines locales.

🔎 Enjeu stratégique pour le Gabon

Ces contre-performances mettent en lumière la fragilité de la chaîne de valeur et interrogent la capacité du Gabon à atteindre son objectif de souveraineté industrielle dans la transformation minière. Pour y parvenir, il faudra :

  • renforcer les infrastructures énergétiques et logistiques,
  • diversifier les débouchés internationaux,
  • stimuler les investissements industriels dans la filière.

Le dossier du manganèse s’impose donc comme un test grandeur nature pour la politique de transformation locale et la stratégie de diversification économique du pays.

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