Au Gabon, la maternité est souvent perçue comme un accomplissement, symbole de joie et de continuité. Mais derrière cette image idéalisée, certaines jeunes mères affrontent une réalité plus sombre : solitude, fatigue extrême, angoisse et parfois désespoir.
Ces dernières années, des drames ont bouleversé l’opinion publique : des nouveau-nés retrouvés sans vie, victimes d’actes désespérés commis par leurs propres mères. Ces tragédies révèlent un mal silencieux : la souffrance psychologique liée à la maternité, encore largement taboue.
Pression sociale, manque de soutien familial, difficultés financières ou dépression post-partum : autant de facteurs qui transforment un moment censé être heureux en véritable fardeau. Certaines initiatives existent, comme le cabinet de psychologie dirigé par Stéphanie Charbonnier, qui accompagne les jeunes mamans à travers écoute active, thérapies de soutien et ateliers de gestion du stress.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Ce sujet met en lumière une urgence souvent négligée : la santé mentale maternelle. La maternité ne doit pas être perçue uniquement comme un devoir social ou un symbole culturel, mais comme une expérience humaine complexe, qui peut générer autant de bonheur que de détresse.
Les drames récents rappellent que la souffrance maternelle est une question de santé publique. Ne pas agir, c’est courir le risque de fragiliser non seulement les mères, mais aussi les enfants et, au-delà, le tissu social tout entier.
Il est donc indispensable de :
- Briser le tabou autour de la détresse psychologique des mères.
- Développer des dispositifs accessibles de suivi psychologique.
- Sensibiliser familles, communautés et institutions à l’importance d’un soutien réel et constant.
Donner la parole aux mères, c’est leur offrir une chance d’être entendues avant que le désespoir ne prenne le dessus.