Dans un contexte de digitalisation accélérée des services financiers au Gabon, l’Union gabonaise de banque (UGB), filiale du groupe Attijariwafa Bank, fait face à une campagne de fraude en ligne.
Ces derniers jours, des cybercriminels ont usurpé l’identité de la banque sur Facebook, WhatsApp et LinkedIn, diffusant de fausses annonces d’investissement pour tromper les internautes et collecter leurs données personnelles. Cette pratique de phishing, déjà répandue dans d’autres pays africains, illustre les nouveaux défis que posent les services financiers numériques.
Face à cette menace, l’UGB a rapidement réagi en rappelant que ses produits d’investissement ne sont proposés que via ses canaux officiels. La banque a également annoncé le dépôt d’une plainte contre X, mobilisant ainsi le cadre légal gabonais pour poursuivre les auteurs de ces fraudes.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cet épisode met en évidence une réalité incontournable : la cybersécurité n’est plus un enjeu secondaire mais un pilier stratégique pour le secteur bancaire gabonais. La rapidité de la digitalisation crée autant d’opportunités que de vulnérabilités.
Pour les banques, le défi n’est pas seulement technologique — il est aussi culturel et organisationnel. Cela implique d’investir dans des systèmes robustes, de former le personnel, mais aussi d’éduquer les clients à adopter de bons réflexes numériques.
Si la cybersécurité n’est pas renforcée, le risque est double : une perte de confiance des usagers et une atteinte durable à la réputation des institutions financières.
L’affaire de l’UGB doit servir de signal d’alarme : l’avenir de la finance digitale au Gabon dépendra de la capacité des acteurs à conjuguer innovation et protection.