La Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII) a annoncé, mercredi, la fin de son partenariat avec le groupe EBOMAF, piloté par l’homme d’affaires burkinabé Mahamadou Bonkoungou.
👉 Une décision surprenante, intervenue seulement six mois après la signature d’un accord présenté comme une bouffée d’oxygène pour une société minée par les dettes et 17 mois d’arriérés de salaires.
⚡ Un partenariat écourté
En février 2025, l’État confiait les rênes de la CNNII à EBOMAF, qui s’était engagé à livrer un navire pour sécuriser la liaison stratégique Libreville–Port-Gentil. Mais derrière cet effort, des critiques ont rapidement émergé :
- ❗ Des méthodes de gestion contestées ;
- ❗ Des doutes persistants sur la viabilité du modèle imposé ;
- ❗ Un manque de transparence sur les résultats obtenus.
🔎 Une période d’incertitude
La CNNII assure que la fin de ce partenariat n’affectera ni ses activités ni ses clients. Pourtant, une question reste ouverte : EBOMAF a-t-il réellement amorcé un redressement ou laisse-t-il une entreprise toujours fragilisée ?
🌍 Au-delà de la CNNII : le rôle d’EBOMAF au Gabon
Présent depuis la transition politique du 30 août 2023, EBOMAF s’est rapidement imposé comme un investisseur majeur :
- BTP avec des chantiers structurants ;
- Aérien via Fly Gabon ;
- Maritime avec la CNNII… désormais sans suite.
La rupture avec la compagnie publique ouvre donc un nouveau chapitre :
- L’État gabonais peut-il reprendre seul les commandes et redonner vie à cet outil de souveraineté ?
- EBOMAF conservera-t-il son statut d’acteur incontournable dans l’écosystème économique du pays ?
👉 Ce dossier révèle bien plus qu’un simple divorce contractuel : il illustre les tensions entre intérêts stratégiques nationaux et appétits d’investisseurs privés dans un contexte économique en recomposition.