Au Gabon, il est souvent évoqué que la carte de séjour coûte 150 000 FCFA pour les Français mais jusqu’à 800 000 FCFA pour les Africains. Ce chiffre a suscité de nombreuses interrogations sur la cohérence de la politique migratoire du pays, membre de la CEMAC et promoteur de la libre circulation.
🔍 En réalité, selon Point Noir TV et des experts du domaine :
- 150 000 FCFA correspond au tarif officiel de la carte de séjour (24 mois), appliqué à toutes les nationalités.
- Les 400 000 FCFA supplémentaires proviennent de la caution de rapatriement, destinée à couvrir le coût du retour en cas de besoin, calculée selon la distance et le pays d’origine.
- Une pénalité de 300 000 FCFA s’applique si le séjour est irrégulier (visa expiré ou entrée illégale).
Ainsi, les 800 000 FCFA évoqués correspondent à une première demande en situation irrégulière, et non à une tarification discriminatoire. Les renouvellements ne nécessitent que les 150 000 FCFA de base.
✨ Le regard de Com d’Afrik
Cette clarification montre qu’il existe un écart perçu vs réel qui alimente des incompréhensions.
Au-delà du chiffre choc, la question de fond demeure : comment mieux informer et accompagner les étrangers, pour que les mesures légales soient comprises et acceptées ?
Le cas du Gabon illustre aussi un enjeu plus large : dans un contexte africain où la mobilité et l’intégration régionale sont des priorités, la communication sur les règles administratives est aussi stratégique que leur application. Une transparence accrue pourrait renforcer la confiance des citoyens africains dans les politiques migratoires nationales, tout en préservant la souveraineté de l’État.