Selon les données conjointes de la Direction générale du Budget et de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor, la masse salariale des Administrations publiques s’est établie à 713,9 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 8,7 % par rapport à 2023 (657 milliards).
Cette augmentation s’explique principalement par :
- 👴 Le report de l’âge de départ à la retraite des agents civils et militaires ;
- 🎖️ Le versement d’une prime de libération à environ 35 000 agents des Forces de Défense et de Sécurité ;
- 👩🏽💼 L’intégration en solde de 6 941 nouveaux agents (3 027 civils et 3 914 militaires) ;
- 🏛️ La revalorisation des rémunérations des parlementaires de la Transition ;
- 📈 L’avancement en grade et la régularisation administrative de milliers d’agents.
✨ Le regard de Com d’Afrik
Cette hausse, si elle traduit un effort de régularisation et de reconnaissance des droits des agents publics, pose un double enjeu : la soutenabilité budgétaire et l’efficacité de la dépense publique.
En effet, une masse salariale qui absorbe une part croissante des ressources de l’État peut limiter les marges d’investissement dans des secteurs essentiels comme l’éducation, la santé ou les infrastructures. Le défi sera donc de trouver un équilibre entre la stabilité sociale (via l’emploi public et les rémunérations) et la capacité de financement des politiques publiques structurantes.
Dans un contexte de transition politique et de fortes attentes citoyennes, cette évolution interroge également sur la nécessité d’une réforme plus profonde de la Fonction publique, visant à concilier rationalisation des effectifs, digitalisation des procédures et optimisation des dépenses.