Selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), l’indice global des matières premières exportées par la CEMAC a enregistré une baisse de 9 % au 2ᵉ trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent.
Ce ralentissement survient après une hausse de 8,2 % au début de l’année, rappelant une fois de plus la forte dépendance de la région aux fluctuations des marchés mondiaux.
🎙️ Le regard de Com d’Afrik
Cette variation brutale illustre l’une des vulnérabilités majeures des économies de la CEMAC : leur dépendance structurelle aux matières premières (pétrole, gaz, bois, minerais). Tant que les exportations restent concentrées sur ces produits, les finances publiques et la stabilité économique de la sous-région demeureront étroitement liées aux cycles internationaux.
Ce constat soulève plusieurs enjeux :
- Comment réduire la volatilité économique face aux chocs extérieurs ?
- Quelles stratégies mettre en place pour diversifier les économies et stimuler les filières locales à forte valeur ajoutée ?
- La mise en place de politiques régionales coordonnées peut-elle favoriser une résilience durable face aux aléas des marchés mondiaux ?
Plus qu’un simple indicateur conjoncturel, ce recul rappelle l’urgence d’une transformation structurelle : bâtir une économie moins dépendante des exportations brutes et davantage tournée vers la transformation locale, l’innovation et l’intégration régionale.