En République Démocratique du Congo, le procès de Constant Mutamba, ancien ministre et figure politique controversée, retient l’attention.
Plutôt que de se limiter à répondre aux accusations portées contre lui, l’ex-ministre a choisi une stratégie offensive : attaquer directement la Première ministre Judith Suminwa, l’impliquant dans ses arguments de défense.
Ce procès, très médiatisé, cristallise les tensions politiques en RDC et illustre la complexité des rapports de force au sein de la classe dirigeante congolaise.
🎙️ Le regard de Com d’Afrik
L’attitude de Constant Mutamba révèle une pratique courante dans les arènes politiques africaines : transformer le prétoire en tribune politique. Plutôt que de se placer uniquement dans une logique judiciaire, il tente de retourner la procédure en instrument de communication et de déstabilisation.
Ce choix interroge :
- Le procès vise-t-il vraiment à établir la vérité ou devient-il un nouvel épisode de la bataille politique congolaise ?
- Cette confrontation directe avec la Première ministre reflète-t-elle une stratégie calculée pour fragiliser l’exécutif, ou une ultime tentative de sauver son image ?
Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière les défis de la judiciarisation du politique en RDC, où chaque procès devient un champ d’affrontement, révélant davantage les fractures du pouvoir que l’impartialité de la justice.