Au deuxième trimestre 2025, la compagnie pétrolière VAALCO Energy a versé plus de 21,6 milliards FCFA au Trésor public du Gabon.
Ce montant, issu principalement des redevances et impôts liés à l’exploitation pétrolière, illustre l’importance stratégique de ce secteur dans les finances de l’État gabonais.
Ces ressources viennent renforcer le budget national et soutenir, en principe, le financement des politiques publiques et des projets de développement.
Le regard de Com d’Afrik
Cette contribution financière met en lumière deux réalités.
D’un côté, elle confirme la dépendance structurelle du Gabon aux revenus pétroliers, qui continuent de constituer une part essentielle des recettes publiques.
De l’autre, elle pose la question cruciale de l’utilisation efficace de ces fonds : seront-ils dirigés vers des investissements productifs et durables, ou absorbés par des dépenses récurrentes ?
Dans un contexte où le pays affirme vouloir diversifier son économie, il est essentiel que de telles ressources servent à préparer l’après-pétrole, en soutenant l’éducation, les infrastructures, l’innovation et les secteurs non extractifs. Sans cette vision, la manne pétrolière risque de rester une richesse éphémère.