La tension monte en Tunisie entre la puissante centrale syndicale UGTT et le pouvoir en place. Accusée de corruption par le président Kaïs Saïed et prise pour cible par des manifestants prorégime, l’organisation se retrouve devant un choix difficile : se soumettre aux exigences du pouvoir ou risquer de disparaître.
🔍 Le regard de Com d’Afrik
En tant que média attentif aux dynamiques politiques et sociales africaines, nous observons que ce bras de fer entre l’UGTT et le pouvoir tunisien dépasse le simple cadre syndical. Il interroge sur l’avenir du pluralisme et de la liberté d’expression dans le pays. Historiquement, l’UGTT a joué un rôle déterminant dans la défense des droits des travailleurs et dans la vie politique tunisienne, notamment durant la transition post-2011. Aujourd’hui, les accusations et les pressions politiques traduisent un climat de durcissement qui pourrait fragiliser l’un des contre-pouvoirs les plus influents du pays. L’issue de ce conflit enverra un signal fort sur l’état réel de la démocratie tunisienne.