Le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) a récemment suspendu Joyce Laffite Ntsegue, son secrétaire exécutif adjoint, après que cette dernière a publiquement critiqué le choix de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) d’investir d’anciens cadres du Parti démocratique gabonais (PDG). Cette décision reflète une tension palpable au sein des partis politiques à l’approche des élections législatives.
Joyce Laffite Ntsegue reprochait à l’UDB ce qu’elle considère comme un opportunisme politique, soulignant une alliance qui brouillerait les lignes idéologiques dans un contexte électoral déjà très concurrentiel.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette suspension illustre à quel point les rivalités politiques au Gabon s’intensifient et comment les partis, même au sein de leurs propres rangs, peinent à gérer les critiques internes. Le cas de Joyce Laffite Ntsegue met en lumière les difficultés de la scène politique à concilier cohésion interne et liberté d’expression, surtout dans un climat électoral tendu.
Par ailleurs, la polémique autour de l’investiture d’anciens PDGistes par l’UDB interroge sur la fluidité des alliances et les stratégies opportunistes qui tendent à brouiller les repères idéologiques traditionnels. Cette recomposition politique reflète un paysage en pleine mutation où les anciens acteurs cherchent à rester influents, parfois au prix de compromis contestés.
Pour les électeurs, cette situation peut générer de la confusion mais aussi souligner l’importance de scrutin plus transparents et d’une offre politique plus claire.