Dans une déclaration récemment publiée, le Syndicat de l’Éducation Nationale (SENA) a adressé un avertissement sérieux en annonçant une possible grève qui pourrait entraîner un boycott de la rentrée des classes pour l’année scolaire 2025-2026. Cette menace intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les enseignants et les autorités sur plusieurs revendications non satisfaites.
Le SENA dénonce notamment des conditions de travail difficiles, des retards dans le paiement des primes, et réclame un dialogue constructif avec le ministère de l’Éducation pour trouver des solutions durables.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Cette annonce du SENA soulève des questions cruciales sur l’état du système éducatif gabonais et la capacité des autorités à répondre aux attentes des enseignants. La menace d’un boycott illustre le ras-le-bol d’une profession essentielle à la construction du futur du pays, mais souvent oubliée dans les discussions politiques.
Si la grève devait se concrétiser, ce serait un coup dur pour la rentrée scolaire, affectant non seulement les élèves mais aussi la confiance des familles dans le système public. Au-delà des revendications immédiates, c’est un signal d’alarme qui invite à repenser en profondeur la gestion des ressources humaines dans l’éducation, le dialogue social, et les priorités budgétaires.
Pour préserver la stabilité sociale et garantir un enseignement de qualité, un dialogue sincère et rapide entre le gouvernement et le SENA s’impose comme une nécessité incontournable.