En dépit des appels répétés à la diversification économique, le pétrole, le manganèse et le bois ont représenté à eux seuls 97 % des exportations gabonaises en 2024, selon les données officielles. Cette dépendance structurelle aux matières premières confirme la fragilité d’un modèle économique trop centré sur les ressources naturelles.
Alors que de nombreux plans et stratégies ont été annoncés au fil des années pour encourager d’autres secteurs, la réalité des chiffres montre que l’économie gabonaise reste encore peu transformée.
🔎 Le regard de Com d’Afrik
Derrière ce constat se cache une question cruciale : le Gabon peut-il réellement amorcer une transition vers une économie plus diversifiée et résiliente ?
Malgré les discours politiques et les programmes successifs – tels que le Plan Stratégique Gabon Émergent ou plus récemment le PAT – les résultats tardent à se matérialiser dans les exportations.
Le pays dispose pourtant d’atouts majeurs : un potentiel agricole sous-exploité, une biodiversité riche, une jeunesse dynamique et des opportunités dans les services numériques. Mais l’absence d’une industrialisation forte, les lenteurs administratives, le manque d’incitations fiscales claires et les défis logistiques freinent l’essor des secteurs alternatifs.
Si le Gabon veut réellement sortir du piège de la mono-exportation, il devra repenser ses chaînes de valeur locales, encourager l’innovation et appuyer les PME dans des secteurs porteurs.