Plus de deux ans après le déclenchement du conflit armé au Soudan, les séquelles restent profondes, notamment pour les femmes. De nombreuses survivantes accusent les forces paramilitaires de violences sexuelles, dans un climat de guerre marqué par l’impunité et le silence.
À Port-Soudan, sur la côte-est de la mer Rouge, un centre d’accueil – le seul du pays – offre un espace de soin, d’écoute et de reconstruction à ces femmes brisées par la guerre, dans un contexte humanitaire extrêmement fragile.
🎙️ Le regard de Com d’Afrik :
Le conflit soudanais n’est pas qu’une guerre de territoire ou de pouvoir, c’est aussi une guerre contre les corps, en particulier ceux des femmes. Le viol est utilisé comme une arme silencieuse, brutale et systémique, trop souvent ignorée dans les récits officiels du conflit.
Dans ce pays où les infrastructures médicales sont en ruines et où le tabou autour des violences sexuelles reste tenace, l’existence d’un centre d’accueil à Port-Soudan constitue une lueur dans l’obscurité. Mais elle reste insuffisante face à l’ampleur du drame.
En tant que média africain engagé, nous réaffirmons l’importance de donner la parole aux survivantes, de documenter ces violences et d’exiger la responsabilisation des auteurs, quels qu’ils soient. Il ne peut y avoir de paix durable sans justice pour les femmes.