Le football camerounais traverse une nouvelle zone de turbulence. À peine deux jours après la reconduction de Samuel Eto’o à la tête de la Fecafoot, la fédération a annoncé ce 1ᵉʳ décembre la fin de la collaboration avec Marc Brys, sélectionneur des Lions indomptables.
Réunie en comité d’urgence, la Fecafoot explique cette décision alors que la CAN débute dans seulement vingt jours au Maroc. Mais au-delà des arguments sportifs, cette rupture s’inscrit dans le conflit persistant entre Samuel Eto’o et le ministère des Sports.
En effet, Marc Brys avait été nommé par le ministère sans consultation préalable de la Fecafoot, créant une tension institutionnelle inhabituelle. Son limogeage confirme l’intensification du bras de fer entre les deux entités, au moment même où la sélection nationale devrait préparer sereinement le rendez-vous continental.
🔍 Le regard de Com d’Afrik
Cette décision ouvre une nouvelle phase dans la crise de gouvernance qui mine le football camerounais depuis plusieurs mois. Elle révèle surtout une fracture profonde entre l’autorité fédérale et le pouvoir étatique, sur fond de rivalités personnelles et de divergences de légitimité.
En pleine période de préparation de la CAN, ce climat conflictuel expose les Lions indomptables à une instabilité préjudiciable, alors que la cohésion technique et psychologique est essentielle à quelques jours du début du tournoi.
Cette situation interroge également sur la capacité des institutions sportives camerounaises à fonctionner de manière coordonnée et à placer l’intérêt national au-dessus des luttes d’influence.
Pour Com d’Afrik, ce nouvel épisode appelle à une clarification urgente des prérogatives, faute de quoi le Cameroun risque d’aborder la compétition continentale dans un désordre administratif peu compatible avec la performance.