À un mois du coup d’envoi de la CAN 2025, un conflit se dessine autour des droits de diffusion. Les télévisions publiques africaines dénoncent une nouvelle politique commerciale de la CAF qui restreindrait l’accès à la compétition. Selon les diffuseurs, seuls 32 des 52 matchs seraient disponibles, privant le public africain de 20 rencontres cruciales.
Les chaînes réclament un accès complet à l’intégralité des rencontres, estimant que la Coupe d’Afrique des Nations doit rester un événement accessible à tous les téléspectateurs du continent.
🔍 Le regard de Com d’Afrik
Cette situation met en lumière plusieurs enjeux stratégiques :
1. L’accès au sport comme vecteur de cohésion
La CAN n’est pas seulement un tournoi : elle est un moment de rassemblement continental. Restreindre l’accès à certains matchs crée un sentiment d’exclusion et fragilise le rôle social et culturel des médias publics africains.
2. La tension entre commercialisation et intérêt public
Si la CAF cherche à maximiser ses revenus via des accords payants, cette stratégie entre en contradiction avec l’objectif de rendre la compétition visible pour tous les publics africains. Le débat illustre l’équilibre délicat entre modèle économique et mission de service public.
3. L’avenir de la diffusion sportive en Afrique
Cette controverse pourrait accélérer la réflexion sur des modèles de diffusion hybrides, combinant partenariats privés et gratuité pour les chaînes publiques, afin de garantir l’accessibilité tout en valorisant commercialement l’événement.
En conclusion, le bras de fer sur les droits TV révèle que la CAN reste bien plus qu’un tournoi sportif : c’est un enjeu de démocratie culturelle et d’accès à l’information pour des millions d’Africains.