Le Royaume-Uni a lancé un ultimatum à l’Angola, la Namibie et la RDC, menaçant de restreindre l’accès à ses visas si ces pays ne facilitent pas rapidement le retour de leurs ressortissants dont la demande d’asile a été rejetée.
Selon le Home Office, plusieurs milliers de ressortissants angolais, namibiens et congolais se trouvent actuellement sur le territoire britannique sans titre de séjour légal. Londres qualifie cette situation d’« inacceptable » et réclame une coopération immédiate sous peine de sanctions.
Le secrétaire d’État à l’Asile, Alex Norris, a donné un délai d’un mois aux trois pays pour se conformer à cette exigence.
Le regard de Com d’Afrik
Cette décision met en lumière la tension croissante entre souveraineté nationale et obligations internationales en matière migratoire. Pour Com d’Afrik, l’ultimatum britannique n’est pas seulement un signal diplomatique : il révèle la dépendance des pays africains face aux exigences des puissances occidentales sur la gestion de leurs citoyens à l’étranger.
Au-delà des aspects juridiques, cette mesure pourrait renforcer le débat sur la politique migratoire et la nécessité pour l’Angola, la Namibie et la RDC de mettre en place des mécanismes efficaces de suivi et de retour de leurs ressortissants. Elle souligne également l’importance d’une coopération bilatérale équilibrée, qui protège les droits des individus tout en répondant aux impératifs sécuritaires et administratifs des pays d’accueil.