Com d'Afrik

Nigeria : nouvel enlèvement de grande ampleur dans un collège du centre du pays

Une nouvelle attaque secoue le Nigeria : 227 élèves et membres du personnel ont été kidnappés dans un établissement catholique de l’État du Niger. L’assaut, survenu dans la nuit du 20 au 21 novembre, a été confirmé par l’Association des chrétiens du Nigeria. Selon les premiers éléments, des hommes armés ont fait irruption entre 1 h et 3 h du matin, emportant avec eux élèves, enseignants et même un agent de sécurité, tué lors de l’opération.

Cette prise d’otages intervient quelques jours seulement après l’enlèvement de 25 lycéennes dans l’État de Kebbi, témoignant d’une insécurité persistante qui touche désormais indistinctement écoles, lieux de culte et communautés locales. Face à la menace, plusieurs États — dont Niger, Kwara, Katsina ou encore Plateau — ont ordonné la fermeture des internats et établissements publics afin de limiter les risques.

Les forces de sécurité nigérianes assurent avoir déployé des unités spécialisées et lancé des opérations de recherche dans les zones forestières où sont souvent cachés les otages. Pour l’heure, aucune revendication n’a été formulée et l’identité des assaillants reste inconnue, entre groupes djihadistes actifs dans le nord et bandes organisées réclamant habituellement des rançons.

Le regard de Com d’Afrik

Cet événement rappelle l’ampleur et la complexité de la crise sécuritaire nigériane. Les enlèvements scolaires, autrefois sporadiques, sont devenus un phénomène structurel, révélateur de l’effondrement progressif du contrôle étatique dans certaines régions. Les réponses des autorités — fermetures successives d’écoles, déploiements militaires, annonces politiques — montrent leurs limites face à des groupes armés de plus en plus organisés, mobiles et stratégiques.

Au-delà de la tragédie humaine immédiate, c’est l’avenir éducatif d’une génération entière qui est menacé. La fermeture massive d’établissements prive les enfants de leur droit à l’instruction, accentue les inégalités régionales et expose les jeunes à d’autres formes de vulnérabilité : recrutement par des groupes armés, exploitation, migration forcée.

Pour Com d’Afrik, cette situation appelle à une réponse régionale coordonnée, où sécurité, développement local et protection sociale doivent avancer de concert. L’Afrique centrale et occidentale sont aujourd’hui face à un défi qui dépasse les frontières nationales et nécessite une action collective.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *