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Soudan : Nouvel exode à El-Fasher après l’avancée des FSR

La crise humanitaire au Soudan s’intensifie. Après la prise de El-Fasher, capitale du Darfour Nord, par les Forces de soutien rapide (FSR), près de 71 000 personnes ont fui la ville et les villages alentours, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

Depuis l’offensive lancée le 23 octobre, les rapports du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme décrivent une situation dramatique : exécutions extrajudiciaires, massacres, violences sexuelles, pillages, attaques contre les humanitaires et déplacements forcés.
Un tableau sombre qui illustre la gravité de la situation sécuritaire et la souffrance des civils dans l’ouest soudanais.

🔎 Le regard de Com d’Afrik

La fuite massive d’El-Fasher est un signal alarmant de l’effondrement humanitaire en cours au Soudan. Ce nouvel épisode souligne l’incapacité persistante de la communauté internationale à contenir un conflit qui, depuis 2023, a précipité le pays dans l’une des pires crises humanitaires de la décennie.

Alors que les FSR renforcent leur contrôle territorial, l’absence de couloirs humanitaires sécurisés et la multiplication des attaques contre les civils et les travailleurs humanitaires posent la question urgente d’une réponse internationale plus ferme et coordonnée.
La population soudanaise, épuisée et assiégée, reste laissée pour compte dans un conflit où les civils paient le prix le plus lourd.

Au-delà de l’urgence, cette situation met en lumière la fracture politique profonde du pays et l’urgence de médiations crédibles. Sans pression diplomatique accrue et sans mécanisme viable de protection des civils, le Darfour risque de replonger dans un cycle de violence et de dévastation similaire à celui des années 2000 — avec des conséquences régionales potentiellement déstabilisatrices.

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