Le 6 mai 2024, à travers le communiqué N°57, le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, annonçait l’attribution de 200 postes budgétaires au ministère de l’Agriculture. Une décision qui avait suscité une vague d’enthousiasme et nourri l’espoir de nombreux jeunes Gabonais désireux de s’investir dans ce secteur stratégique.
Pourtant, plusieurs mois plus tard, la réalité est tout autre : seuls 6 bénéficiaires auraient effectivement intégré le système de paie, malgré les signatures administratives et l’obtention de matricules.
Face à cette situation, un collectif s’est formé pour réclamer l’application de cette mesure présidentielle, dénonçant une attente interminable qui plonge certains jeunes dans la précarité, après avoir quitté leurs précédents emplois.
✨ Le regard de Com d’Afrik
Ce dossier illustre parfaitement l’écart qui peut exister entre l’annonce politique et sa traduction concrète sur le terrain. L’agriculture, pourtant érigée en pilier stratégique pour la souveraineté alimentaire du Gabon, se retrouve fragilisée par ce retard administratif, qui mine non seulement la crédibilité des institutions mais aussi la confiance des jeunes dans la parole publique.
Au-delà de la dimension sociale, cette situation met en lumière un paradoxe inquiétant : comment bâtir une véritable politique agricole si les ressources humaines promises ne sont pas effectivement mobilisées ?
La réponse à cette crise ne peut venir que d’une clarification rapide et d’un acte concret des autorités, afin d’éviter que cet épisode ne devienne un symbole supplémentaire de promesses non tenues.